L’inquiétude plonge les parents d’élèves dans les nuits blanches
Le front a déclenché depuis lundi 08 mars une grève de 96 heures, renouvelable par tacite reconduction, pour réclamer la sécurisation des carrières et de la retraite de ses militants. Les enseignants sont déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir la satisfaction de leurs revendications, même si cela doit passer par une année blanche.

- L’inquiétude plonge les parents d’élèves dans les nuits blanches
Le Front d’action des trois ordres de l’enseignement passe à la vitesse supérieure dans le bras de fer qui l’oppose au gouvernement du changement. Désormais la grève hebdomadaire passe de 72 heures à 96 heures. Les enseignants reprochent à l’Exécutif le non respect des engagements pris par son chef en 2008 lors des négociations syndicats-gouvernement. " Le mouvement de grève du Front est essentiellement lié aux engagements pris par le chef de l’Etat en 2008. Des engagements qui étaient au nombre de cinq, qu’il n’a pas pu respecter comme cela se devrait. Il a respecté un, à savoir la question de l’indemnité de logement à titre forfaitaire, en attendant de l’améliorer. Mais les autres revendications, telles les indemnités de risque n’ont pu être satisfaites. Il a été promis aux travailleurs de les régler avant la fin de 2008. Il y a aussi le coefficient pour indexer le salaire des enseignants, la question du reversement de la grande majorité des enseignants qui sont au nombre de 32000. A la date d’aujourd’hui, le reversement est partiellement réalisé. Seulement 20000 ont été déjà reversés", fustige Raouf AFFAGNON, l’un des porte-parole du Front.
La détermination des enseignants du supérieur a fait école au niveau du Front
Les enseignants estiment que le chef du gouvernement n’a pas profité du moratoire qu’ils lui ont accordé en 2008 et en 2009 pour honorer les engagements pris depuis lors. Le Front ne veut plus se contenter des promesses, il exige le concret de la part des autorités gouvernementales pour la poursuite normale des cours dans nos écoles, lycées et collèges. Les enseignants sont désormais, ils sont décidés à maintenir la pression sur le gouvernement, comme le dit Raouf AFFAGNON. " Le front est prêt à aller le plus loin possible avec les militants à la base qui sont déterminés. S’il faut que l’année soit blanchie pour que nous ayons gain de cause, nous sommes déterminés à le faire. Tout ce que nous revendiquons aujourd’hui, fait partie intégrante des recommandations du forum sur le secteur de l’éducation ", a-t-il martelé. Cette menace de l’année blanche met les autorités en charge de l’éducation dans une situation délicate et amène les parents d’élèves à passer des nuits blanches. Sûrement, la détermination des syndicats de l’Enseignement Supérieur, qui ont obtenu la satisfaction de leur revendication principale au prix de plusieurs mois de paralysie des universités publiques, a inspiré le Front. Espérons que les mêmes causes produisent les mêmes effets pour que l’école béninoise reprenne vie.
10-03-2010, Imadou-Dine M.TRAORE


















