L’Union africaine siffle la fin de la récréation à Lomé
Cela s’appelle, couper l’herbe sous les pieds de l’opposition togolaise. Plus précisément, de Jean-Pierre Fabre. Le principal challenger du président Faure Gnassingbé à la présidentielle du 04 mars 2010. Suite à l’étude du rapport de sa mission d’observation de ladite présidentielle. L’Union africaine, l’UA, a donné son verdict hier mardi. La réélection du président Faure Gnassingbé est valide. Autrement dit. Le scrutin est libre et transparent. Et les résultats proclamés samedi par la Commission électorale nationale indépendante, CENI, reflètent la réalité des urnes. Même s’il ne s’agit là que de l’opinion de l’organisation panafricaine sur la présidentielle togolaise et que les challengers de l’homme fort de Lomé ont encore le droit de recourir à la Cour constitutionnelle. La déclaration de l’UA vient comme pour sonner la fin de la récréation. Jean-Pierre Fabre et ses derniers amis fidèles auront désormais du mal à rassembler les foules qui déjà, sont loin d’être mobilisés pour la cause.
Normalement, c’est en fin de semaine que la CENI doit transmettre les documents relatifs aux résultats provisoires de la présidentielle à la Cour constitutionnelle. Et conformément au code électoral togolais, tout candidat le désirant pourra recourir à l’arbitrage du juge du contentieux électoral. Comme l’a d’ailleurs conseillé dimanche, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Mais déjà à la veille du scrutin, le candidat de l’Union des forces du changement, UFC, Jean-Pierre Fabre, a menacé de ne pas reconnaître la victoire du président sortant. Se disant certain de remporter le scrutin. Malheureusement, les résultats de la CENI ne sont pas en sa faveur. 34% seulement des voix pour son compte contre 61% pour le candidat du Rassemblement du peuple togolais. Faure Gnassingbé. Depuis, il tente de rendre Lomé ingouvernable. Une initiative qui peine à mobiliser la grande foule. Contrairement à la présidentielle de 2005 où la contestation de la rue a occasionné, à en croire les Nations unies, 400 à 500 morts.
Dans ces conditions, la validation du scrutin togolais par l’Union africaine est une caution morale à la CENI et rend inefficace les recours en annulation des résultats proclamés par elle proclamés. Est-ce pour cette raison que Jean-Pierre Fabre fait fi du verdict de l’organisation panafricaine et continue son " concert " en solo ? De toutes les façons, ce " verdict " de l’Union africaine, qui intervient avant la décision de la Cour constitutionnelle, sonne le glas de la contestation post électorale. Il lui sera difficile d’avoir encore des oreilles pour l’entendre. Pour rester tout à fait légaliste. Je dis qu’en attendant que la Cour constitutionnelle ne donne les résultats définitifs de la présidentielle du 04 mars 2010. La cause est d’ores et déjà entendue. Faure Gnassingbé garde le fauteuil présidentiel au Togo.
10-03-2010, Héribert-Label ADJOVI


















