`’Je viens me ressourcer au pays et faire la promotion de mon album Saches que’’

- Edwige Dadé alias Vince en promotion au Bénin
Annoncée à grand renfort médiatique, l’artiste musicienne Edwige Dadé alias Vince séjourne au Bénin sa terre natale depuis le jeudi 8 juillet dernier. A sa descente d’avion, elle a bien voulu nous accorder une interview dans laquelle elle parle de sa toute première signature discographique estampillée `’Saches que’’ et de son séjour au Bénin.
Dans quel cadre s’inscrit votre séjour au Bénin ?
Cela fait cinq ans que je suis partie de Cotonou pour la France. J’avoue que mon pays me manque beaucoup ainsi que ma famille et mes amis. C’est une occasion pour moi de revoir mes proches. Je sais que ce voyage me fera un grand bien après un long moment d’absence. Et bien sûr, je vais en profiter pour faire la promotion de mon premier album `’Saches que’’ qui vient de sortir.
Pouvez-vous nous présenter votre album ?
`’Saches que’’ est un opus de 12 titres dont la plupart des chansons sont en zouk. Il y a aussi certains morceaux variété sur le produit à savoir le soul, le coupé décalé et autres. Entre autres thèmes abordés, l’amour, l’humanité et les faits sociaux en général.
Dites-nous concrètement vos sources d’inspiration puisque à vous écouter, vous ne prêchez que pour l’amour et les sentiments ?
Je ne prêche pas que pour l’amour et les sentiments. Je prône aussi pour tout ce qui se passe autour de nous (la guerre la misère, les tremblements de terre, les difficultés de la vie, les déceptions entre humains, la paresse etc.…)
Vous êtes une artiste peu connue au Bénin. Pouvez-vous nous dire les circonstances dans lesquelles vous êtes arrivée à la musique ?
L’amour du chant m’est venu à l’âge de 12 ans à l’internat de Pobè chez les bonnes sœurs, dans la chorale des enfants ou j’étais soliste. Peu de temps après l’internat, je suis passée dans la chorale de Zogbo à Mènontin. Après, j’ai reçu des cours de musique au Centre culturel français de Cotonou. J’ai également apporté ma contribution à la réalisation de l’album de ma sœur Nila. C’est à partir de là que j’ai commencé par écrire des textes que je proposais à ma sœur, mais finalement, elle m’a convaincue parce que dans le temps, j’étais une grande timide, elle m’a beaucoup encouragée, et je me suis lancée dans la musique d’où mon premier album baptisé `’Saches que’’ qui est déjà sur le marché.
Vous venez donc de lancer votre premier album `’Saches que’’. Quels sont vos premiers sentiments ?
J’ai rencontré beaucoup de difficultés dans la réalisation de ce produit, notamment sur le plan financier. Des fois, je mets quatre à cinq mois pour réunir ce qu’il faut pour une journée de studio. Quand j’arrive à réunir la somme d’une journée, j’appelle l’ingénieur de son, je prends rendez-vous avec lui pour aller faire une partie d’une chanson, et je reprenais des fois si la qualité n’y est pas. Ce qui me coûtait énormément, mais je me suis quand même cramponnée, parce que c’était un rêve que je devais réaliser à tout prix, et voilà j’y suis arrivée.
S’il vous est demandé de faire un bilan de la musique béninoise, que diriez-vous ?
Absolument, la musique béninoise est prometteuse. J’ai été toujours séduite par les chansons de Sagbohan Danialou, Poly Rythmo, Joël Lawani, Madou, Zoulé, Zenab et d’autres artistes que j’apprécie beaucoup et qui font de très belles mélodies. D’ailleurs, ce sont ces artistes qui m’ont servi de repère. Je trouve que c’est une cause qu’on doit défendre et encourager.
Quelle relation entretenez-vous avec ces artistes et les autres artistes béninois ?
Les artistes avec lesquels j’ai collaboré aujourd’hui sont ceux dont j’ai gardé le contact. On s’appelle de temps en temps, on rigole, on mange ensemble, bref on est devenu amis et on a gardé de très bonnes relations. Il y a beaucoup d’artistes béninois que je connais que de nom et de renommée, que j’aimerais bien rencontrer, travailler avec eux pourquoi pas, et avec ceux que j’ai déjà rencontrés et qui sont très sympa à savoir : Joël Lawani, Rambo, Richard Flash, Nasty Nesta, Nila, Jospinto etc.
On constate l’intervention de plusieurs artistes internationaux sur votre album. Pourquoi cette jonction ?
J’ai travaillé avec plusieurs artistes internationaux à savoir Jean Pierre Zabulon, Dominique Gengoul, (Marie Céline Chroné, la choriste du groupe Kassav) Talina, Richard Flash, DJ Rodrigue et autres. J’ai sollicité la collaboration de tous ces artistes, pour donner une référence à ce premier bébé que je viens de mettre au monde. Ces artistes sont mes devanciers. Ils sont dans le show biz depuis des années et j’avais besoin de leur soutien pour réaliser ce premier album. C’est comme une sorte de bénédiction que je voulais de leur part, et ils m’ont soutenu de bout en bout. Je profite de cette occasion pour les remercier.
Un mot au public ?
Je dirai à ceux qui essaient de réaliser des rêves, quel que soit le domaine dans lequel ils s’investissent, de persévérer. La vie n’est facile pour personne. Ils ne doivent pas baisser les bras. C’est en forgeant qu’on devient forgeron.
14-07-2010, Isac A. YAÏ


















