66.544 candidats planchent dans 91 centres dès mercredi prochain

- A quelques heures des examens, les candidats affûtent leurs armes
Le mercredi 14 juillet prochain démarrent sur toute l’étendue du territoire national les épreuves écrites du baccalauréat. Au total, 66.544 candidats, toutes séries confondues composent dans les 91 centres répartis sur l’ensemble du territoire national. Cette année, l’effectif a connu une augmentation de 5,7% par rapport à l’année dernière. Aussi, le nombre de centres d’examen est passé de 80 l’année dernière à 91 cette année. Ces centres sont répartis dans 35 communes. Ce qui indique que cette année, une dizaine de centres ont été créés pour accueillir les compositions. On peut citer par exemple les centres de Tanguiéta et de Kouandé dans le département de l’Atacora, de Tchaourou et le Prytanée Militaire de Bembèrèkè dans le Borgou, de Bantè dans les collines, de Houéyogbé dans le Mono, le Centre du Ceg Kétou et de Sakété dans le plateau. Par ailleurs, le collège Fabien d’Akassato et celui de Saint-Michel de Cotonou ont été retenus comme centres de composition. Selon le directeur de l’Office du Bac, Alexandre Ladikpo, toutes les dispositions sont prises pour que l’examen se déroule dans de bonnes conditions. En effet, pour le bon déroulement des épreuves du Baccalauréat, 2271 salles de composition avec un effectif de 5442 surveillants, 145 chefs-centres et 546 personnes qui assureront le secrétariat dans les différents centres d’examen sont mobilisés. Ainsi, les candidats ont désormais leur destin en mains. Soulignons que pour cet examen, le plus jeune candidat inscrit en série D dans le département de l’Ouémé est âgé de 12 ans et le plus vieux, inscrit en série B à Ouidah a 61 ans.
Examen de fin d’année : ce qu’il faut savoir avant les 14,19 et 29 juillet prochains
Nous sommes déjà à la veille des examens de fin d’année. Dès le mercredi 14 juillet prochain, les épreuves écrites du Baccalauréat vont démarrer sur toute l’étendue du territoire national. Quoi de plus normal que d’être stressé et angoissé ? Pourtant, selon Narcisse Ahoun, médecin psychologue, le stress et l’angoisse génèrent de la fatigue et empêchent le cerveau de bien fonctionner. La solution réside dans une bonne préparation, affirme t-il.
Ils sont au total 66.544 candidats, toutes catégories confondues à plancher dès mercredi prochain pour l’examen du Baccalauréat session unique de juillet 2010 et 189.851 candidats pour le Certificat d’étude primaire (Cep) qui démarre le 19 du même mois. Une année entière d’apprentissage et de préparation qui peut être réduite à néant par seulement quelques heures d’examen. C’est dur, mais c’est une réalité qu’il faut apprendre à affronter. Surtout, il ne faut pas laisser la panique prendre le dessus et gâcher ce moment décisif pour votre avenir. Certes, les acquis jouent un rôle essentiel dans la réussite d’un examen, mais la préparation mentale aussi. Avant toute chose, il faut planifier les révisions. Selon Narcisse Ahoun, Psychologue au centre psychiatrique de Cotonou, les périodes des révisions, des examens et des résultats, constituent des périodes où les centres psychiatriques reçoivent de nombreux écoliers et étudiants candidats aux divers examens de fin d’année. Aussi, est-il important que les parents veillent au grain afin d’aider leurs enfants à passer ces moments de turbulence avec sérénité.
" Il est intéressant d’établir un planning de révisions précis. En indiquant clairement l’état d’avancement des révisions, il rassure le candidat et les parents, même si ces derniers n’ont pas la même visibilité. L’autre avantage est qu’il fournit une base concrète aux parents pour dialoguer avec leurs enfants ", déclare-t-il. L’autre paramètre dont il faut tenir compte, ce sont les portables et les Sms qui sont envoyés à longueur de journée. " Comment se concentrer si l’on est sans cesse dérangé par un signal sonore provenant du téléphone ou de l’ordinateur, vous indiquant qu’un nouveau message a été posté. Pire, on ne résiste pas à l’envie d’aller le lire, ni à y répondre. Ensuite, il est dur de se reconcentrer sur ses révisions, lesquelles sont aussitôt perturbées par le message de réponse ", laisse-t-il entendre. Que de temps de révision perdu. Pour le spécialiste, il est impératif de se couper complètement de tout mode de communication à chaque séance de travail. Tout signal doit être éteint et les messages uniquement consultés au moment de la pause. Apprendre par cœur certaines leçons, déchiffrer et répéter les raisonnements occupent une place centrale dans les révisions. " L’idéal est de former un binôme avec un copain et de planifier des séances de travail en commun. La veille, chacun fait de son côté un exercice. Le lendemain, on compare et on s’explique mutuellement. C’est motivant car celui qui est allé au bout de l’exercice a gagné et peut fournir les explications, tandis que l’autre peut poser des questions et renforcer ses connaissances ", a indiqué Emile Gangbè, enseignant dans un collège privé de la place. A ce propos, Narcisse Ahoun dira que réviser jusqu’à des heures tardives n’est pas une bonne stratégie. " Bien dormir est indispensable pour mémoriser et pour un bon fonctionnement du cerveau en général ", confie-t-il. A en croire le spécialiste, le manque de sommeil ne peut qu’être néfaste. Pour lui, il faut donc impérativement s’organiser pour ne pas empiéter sur son temps de sommeil. Et surtout à l’approche de la date des examens. " On met les bouchées doubles quelques jours avant les examens, en se couchant très tard. Résultat, le jour J, on est fatigué, la mémoire fait défaut et on manque de concentration.
Il est donc primordial de bien dormir, et tout particulièrement les quelques jours qui précèdent les épreuves ", conseille-t-il.
Bien manger : une alimentation équilibrée et régulière
Selon le docteur Clémence Chabirat, nutritionniste à la direction de la santé familiale du ministère de la santé, en cette période d’activité cérébrale intense que constituent les examens, il faut privilégier les fruits. Riches en vitamines, ils apportent également des fibres, bénéfiques au transit intestinal, explique-t-elle. Or, celui-ci est souvent malmené en raison du stress des examens et des longues heures studieuses passées. Il est aussi très important de maintenir des repas à des heures régulières. " Il faut se méfier des excitants. Ils sont plutôt à éviter car ne sont d’aucune utilité, voire dangereux. Seul le magnésium peut être intéressant. Les candidats ont besoin d’une bonne hygiène de vie : alimentation, sommeil, activité physique et autres mais pas d’excitants ", a-t-elle confié. Selon elle, la conduite à tenir est celle de la diversité. Il faut varier le plus possible les aliments. Ensuite, augmenter la part des fruits et des légumes. Parallèlement, il faut diminuer la consommation de graisses animales : beurre, crème, charcuterie, mais aussi de graisses cachées comme celles qui sont ajoutées par les industriels dans les plats tout prêts, les biscuits, les gâteaux, les viennoiseries, les pâtes à tarte, etc. Concernant les matières grasses, privilégiez les huiles végétales comme l’olive. N’oubliez pas non plus les céréales complètes et les fruits secs. Et enfin, la nutritionniste conseille aux candidats de manger du poisson, au minimum deux fois par semaine, idéalement trois fois, pour leur richesse en oméga-3. Un dernier conseil donné par le docteur Narcisse Ahoun, est de s’écouter soi-même. A en croire ses propos, l’écoute de soi est une excellente façon de se faire du bien. Notre corps nous envoie de multiples signaux qu’il est intéressant d’apprendre à décoder, ajoute-t-il. La fatigue en est un d’ailleurs, tout comme les sensations de faim et de satiété. Si notre vie moderne ne nous permet pas de répondre à tous ces messages venant de notre corps, essayez au moins d’en intégrer certains : lorsque vous vous sentez fatigués, ne résistez pas, allez vous coucher ; si vous ressentez un besoin de calme, isolez-vous un moment…
9-07-2010, Reece H. ADANWENON


















